La médecine traditionnelle chinoise (ou MTC) est l’ensemble des théories et pratiques de santé qui se réfère à un imposant ensemble de textes, dont les premiers sont datés du Ve siècle avant J.-C. environ. La médecine chinoise fait alors partie des trois grandes médecines traditionnelles savantes avec celle du monde méditerranéen (Galénisme) et celle de l’Inde (Ayurveda).
Au cours du XXeme siècle, la médecine traditionnelle chinoise classique est celle qui est perçue comme un système alternatif ou complémentaire à la médecine moderne. Elle entre alors dans le cadre des médecines non conventionnelles. Cette médecine se compose de plusieurs disciplines dont la pharmacopée, le massage traditionnel chinois ou « Tui Na » et les exercices énergétiques (Qi Gong, Taiji quan, Kungfu…), la diététique, l’acupuncture et la moxibustion (combustion d’une herbe aidant à faire circuler l’énergie vitale, le Qi) et s’appuie également sur la gestion des émotions.
La pharmacopée chinoise comprend la phytothérapie (plantes), les minéraux les substances animales voire humaines (ex. : le placenta).
La phytothérapie chinoise contient des milliers de plantes, décoctions, poudres etc. Elles ont une action importante dans la médecine chinoise.
Enfin, la pharmacopée rejoint souvent la cuisine chinoise avec l’usage des saveurs.
Selon la tradition chinoise, les origines de la médecine sont liées à trois empereurs mythiques :
Fuxi, à qui on attribue la rédaction du Yi Jing (Livre des Mutations), généralement considéré comme le plus ancien livre chinois, Shennong, père de l’agriculture et de la phytothérapie, aussi appelé le « divin laboureur », auquel on attribue le premier Bencao (Traité des Matières Médicinales) et enfin, Huang Di : l’Empereur Jaune, créateur des rites et de la médecine. On lui attribue la rédaction du Nei Jing (Huang Di Nei Jing ou Classique de la Tradition ésotérique de l’Empereur Jaune) qui est aujourd’hui encore, une référence.
La médecine chinoise s’organise autour de quelques notions principales :
Tao : voie ou processus ordonné et harmonieux de l’univers.
Qi : force, souffle animant les êtres et les choses, apparenté au pneuma grec et au prana hindou.
Yin et Yang : symboles de la bipolarité (alternance et succession des contraires des choses).
Wuxing : cinq phases, qualités ou mouvements, emblématiques des mutations et changements de l’univers, ainsi que leurs interactions (selon un ordre de génération-production et un ordre de domination-destruction).
La maladie peut être comprise comme une pathologie du Qi, ou circulation du souffle vital, mal réparti, en état de plénitude ou de vide, d’obstruction, de stagnation ou de reflux… ou comme un déséquilibre Yin-Yang, une dysharmonie des cinq mouvements.
Ces déséquilibres proviennent d’influences externes ou Qi climatiques (vent, froid et chaud, humidité et sècheresse, grande chaleur…) et de facteurs internes, sentiments ou émotions (joie et chagrin, peur et colère, désir et haine…) ou encore peuvent être dûs à un déséquilibre ou une dysharmonie, lié à la présence d’un corps étranger, d’un parasitage (parasite, virus, bactérie…), ou conséquemment à une mauvaise alimentation.
LE QI GONG

C’est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration qui est fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration.
Le terme signifie littéralement « réalisation ou accomplissement (gong) relatif au qi », ou « maîtrise du souffle ». Le Qi Gong (ou Chi Kong ou Chi Kung), reposant sur la circulation de l’énergie, consiste en exercices destinés à développer la puissance de concentration pour pouvoir canaliser l’énergie, le « souffle vital » et l’utiliser au moment choisi. La personne, utilisant ces méthodes, peut ainsi concentrer l’énergie dans la paume de sa main, la transmettre un patient qui en manquerait, le soulager de certaines douleurs en réactivant la circulation de l’énergie dans son corps.
Le Qi Gong regroupe des techniques traditionnelles de gymnastique, de respiration, de méditation, de visualisation, de transe, de guérison charismatique et de combat qui peuvent avoir des origines taoïstes, bouddhiques, néoconfucéennes, savantes ou populaires. Le qi gong compte plusieurs branches, lesquelles recouvrent des centaines de styles différents : le qi gong santé et bien-être (préventif), le qi gong martial, le qi gong médical (curatif), le qi gong sexuel et le qi gong spirituel.
Une pratique régulière permet de favoriser la vitalité, l’augmentation de la capacité de prévention et de guérison des maladies et des blessures, de se maintenir en bonne santé, d’augmenter sa qualité de vie, sa longévité, d’accroître le développement de soi, de dons de guérison et d’autoguérison, voir même d’une force et de pouvoirs surnaturels mais aussi d’instaurer en soi la paix intérieure. Accompagnée des autres éléments thérapeutiques, elle aide au soin du malade.
LE TUINA

Le Qigong Tuina est l’un des outils de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) qui renvoie à des méthodes de mouvements, respirations, postures pratiquées en Chine dans le but d’entretenir la santé.
Tuina, en chinois (ou tuī ná) signifie littéralement « Pousser et Saisir », qui sont d’ailleurs les noms de deux techniques de massage.
Le Tuina désigne le massage thérapeutique chinois traditionnel.
Qigong Tuina signifie donc « Massage énergétique ». Il s’agit d’une méthode de massage chinois, à but généralement thérapeutique, utilisant le Qigong comme outil ou comme complément (en fonction des lignées de transmission).
Le Qigong Tuina s’appuie sur les fondements théoriques communs à la MTC, présents par exemple dans le Classique de l’Empereur Jaune : Théorie des méridiens, propriétés des points, théorie du Yin Yang, 5 éléments, Trois Trésors, fonctions énergétiques des organes et entrailles, etc.
Le Massage Tuina est l’un des outils de la MTC, à côté de l’Acupuncture, la Pharmacopée chinoise, la Diététique chinoise, les exercices énergétiques (Qi Gong,…), la moxibustion.
L’étude théorique qu’il demande, additionné de l’étude de l’anatomie pour le massage et des méridiens, des fondements de la philosophie chinoise et du Qigong, fait que l’apprentissage du Tuina est relativement long.
En Chine, le Qigong Tuina n’est pas enseigné en université. Sa transmission passe uniquement par l’enseignement de maître à disciple, qui dure traditionnellement 3 ans à plein temps.
Le Qigong Tuina fait partie des méthodes pratiquées par les médecins chinois depuis des millénaires.
NB : Je ne demande jamais de suspendre un traitement médical ni un suivi psychologique. J’encourage mes clients à consulter un médecin pour tout problème de santé.
Je ne fais aucun diagnostic, traitement ou prescription.

« Ce que tu donnes est à toi pour toujours. Ce que tu gardes est perdu à jamais »
Proverbe Soufi

